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Église de Bailleul, 1935

Église de Bailleul, 1935

L'église Saint-Vaast, de style romano-byzantin, fut construite en 1935 par l'architecte Louis Marie Cordonnier. Une statue de la Vierge du XVIIè siècle se trouve dans le presbytère.

BAILLEUL : UN PASSÉ MOUVEMENTÉ
La ville fut maintes fois détruites par le passé, notamment par les Francs, les Vikings et en 1213, par le prince Louis (le futur Louis VIII). Elle subit de nombreux incendies parmi lesquels le fameux Belle-Brant (littéralement Bailleul-brûle). C'est le dernier incendie qui toucha Bailleul, le 8 mai 1681 : il détruisit la ville presque tout entière : le beffroi, l'Hôtel-de-Ville, les églises Saint-Vaast et des Jésuites, les couvents des Sœurs Noires, des Sœurs Grises, des Capucins et des Jésuites, 488 maisons, 14 brasseries, 8 métiers à filer et d'énormes quantités de marchandises de toutes sortes : il y eut vingt-trois victimes. Cet incendie, de cause accidentelle, qui commença dans une brasserie de la rue d'Ypres, est décrit dans la poésie flamande de Despringer (« le sauteur »), intitulée Den Belle-Brand. Après ce sinistre, le Magistrat de Bailleul, pour remédier aux fréquents incendies, favorisés par les couvertures en chaume, fit allouer une prime à ceux qui couvraient leurs maisons en ardoise ou en tuile, et qui construisaient en dur.

Bailleul, située non loin de Cassel où Foch avait établi son quartier général, fut complètement détruite en 1918 par les Alliés, avec l'appui de l'aviation britannique qui cherchait à chasser l'ennemi qui avait pris la ville. C'est pourquoi, comme une grande partie du département, elle était classée en zone rouge. En novembre 1918, une seule maison était encore debout, et aujourd'hui seule la salle gothique à la base du beffroi subsiste de cette époque. L'actuelle Caisse d’épargne est la copie conforme de la plus ancienne habitation de Bailleul, du XVIè siècle, au moment de la destruction. Parmi les séquelles de guerre, de dizaines de milliers de munitions non explosées ou non tirées ont dû être extraites du sol de la ville et des environs, avant d'être par les artificiers anglais détruites sur place ou éloignées pour destruction ultérieure afin de permettre la reconstruction et la mise en culture. Ces munitions ont été et sont encore une source importante de pollution (mercure des amorces, acide picrique, et autres nitrates entrant dans leur composition). La reconstruction prendra plus de dix années.

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